© Sophie Bélair Clément (2008)
Souper-projection - 03
2 février 2010
En collaboration avec le restaurant L’Atelier, Dazibao a le plaisir de vous présenter des œuvres vidéo originales d’artistes d’ici et d’ailleurs. Une occasion extraordinaire d’éveiller tous vos sens en agréable compagnie! Cette soirée s’inscrit dans le cadre de notre campagne de financement. L’Atelier nous fait généreusement don d’une partie des recettes de la soirée: votre présence est doublement appréciée !
Sophie Bélair Clément
exercice 1 : le canard amazonette (2008) – Vidéo 1 min. 29 sec.
exercice 2 : l’ara macao (2008) – Vidéo, 2 min. 16 sec.
exercice 3 : le piranha à ventre rouge (2008) – Vidéo, 3 min. 12 sec.
exercice 5 : l’ibis rouge (2008) – Vidéo, 6 sec.
À travers un travail performatif prenant la forme de vidéos, d’œuvres sonores, de graphiques ou de textes, Sophie Bélair Clément exacerbe différents éléments parasites qui, quoiqu’omniprésents, ne captent pas normalement l’attention. Elle s’intéresse aux situations de quasi-immobilité et tente de faire coïncider les gestes et la voix d’un corps performeur avec ceux d’un autre corps, en présence ou représenté. Son travail révèle les décalages et les ratés de ces exercices d’accords.
Sophie Bélair Clément vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQÀM. Son travail est présenté dans le cadre d’expositions individuelles ainsi que collectives, dont l’exposition Expansion à la galerie de l’UQÀM à partir du 26 février 2010, dans le cadre du 40e anniversaire de l’UQÀM.
Manon Labrecque
La petite vision (1994) – Vidéo, 4 min. 30 sec.
Manon Labrecque travaille à créer des états, à susciter des sensations intérieures troublantes par des actions simples. La petite vision suggère une manière inusitée d’appréhender ce qui nous entoure. Placée sous un plancher transparent, la caméra capte les activités anodines d’un sujet. Cette position de l’objectif confère à l’œuvre une dimension d’étrangeté qui tend à rappeler au spectateur l’habitude de ses mécanismes de perception.
Manon Labrecque vit et travaille à Montréal. Artiste multidisciplinaire reconnue tant au Québec qu’à l’étranger, son travail vidéo utilise l’action performative pour la création de vidéos expérimentales ainsi que d’installations. Elle exposait récemment son travail au Musée régional de Rimouski et l’exposition mécanismes d’intérieurs, présentée à Dazibao en 2008, est présentement en circulation dans différents lieux de diffusion à Montréal.
Vincent Lafrance
Leçons de botanique (2008) – Vidéo, 1 min. 37 sec.
Je rassemble mes forces (2008) – Vidéo, 2 min. 08 sec.
Le travail de Vincent Lafrance met en scène, en de courtes séquences vidéo, la figure de l’artiste dans son atelier. Avec dérision, l’artiste se met en scène en séance de travail (expérimentations, réflexions, apprentissages, etc.). Dans Leçons de botanique, par exemple, celui-ci se fait scientifique en explorant trois leçons pour le moins improbables. En employant deux systèmes de signes, soit l’écriture et l’image, l’artiste crée un effet contrastant et surprenant qui déjoue l’attente du spectateur.
Vincent Lafrance vit et travaille à Montréal. Diplômé en photographie de l’Université Concordia, l’artiste réalise des vidéos et des images photographiques qui sont présentées tant au Canada qu’à l’étranger. Récipiendaire de plusieurs bourses depuis 2001, l’artiste a obtenu une résidence de création au centre d’art BBB à Toulouse l’année dernière.
Jocelyn Robert
Mai 68 (2006) – Vidéo, 48 sec., en boucle. L’artiste remercie le centre Tesla-Podewil, Berlin.
Le souffle de Montaigne (2009) – Vidéo, 9 min. 32 sec. L’artiste remercie Avatar, Québec.
Jocelyn Robert utilise ce qui traîne sous son bureau, les idées notées dans des calepins perdus et momentanément retrouvés. Son travail se trouve à la confluence du hasard et du nécessaire, permettant l’exploration des possibles. Mai 68 est comme un petit conteneur à temps capable d’emmagasiner quelques secondes d’images pendant quelques secondes. Le souffle de Montaigne est une œuvre au potentiel infini, codifiée et entièrement déterminée par l’association d’une note de musique à une image-fixe précise.
Jocelyn Robert vit et travaille à Québec. Fondateur du centre Avatar (1993), son travail est reconnu tant au Canada qu’à l’étranger. Il est récipiendaire de nombreux prix dont le Prix du Rayonnement International décerné par le Conseil de la Culture de Québec en 2006. Il enseigne présentement à l’École des arts visuels de l’Université Laval.
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